Il est au coeur des monts

Il est au cœur des monts
Un village qui rit, qui pleure, soumis
Aux caprices du temps, du temps toujours vainqueur
Les hirondelles grises viennent y faire leur nid
Et les épaules nues sourient dans l’air du soir
Mes paupières, elles, tremblent de s’ouvrir trop tard

Une nuit passante

Une nuit passante
La lueur d’un regard
Prit la forme d’une lame
Ce n’était qu’une larme
Ce n’était qu’une larme
J’éteignis la lumière
Qui avait trop brillé
Qui avait trop brûlé

Les pays en souffrance
Les carreaux de faïence
Les murs blancs de l’enfance
Auxquels on se confie
Et la désespérance
Et la mort et l’oubli

A la porte
Quelqu’un m’ouvrit
Et ce quelqu’un me mit
La main sur l’épaule
Et cela ne me fit pas pleurer
La nuit parfois j’y pense
La nuit parfois j’y pense

Elle dirigeait ses pas

Elle dirigeait ses pas
Des semelles jusqu’aux bas
Sur des trottoirs mouillés
Et ensoleillés
Elle aimait la musique
Et les battements des tambours
Elle aimait les autres
Elle aimait le chant des oiseaux
Et le parfum des fleurs
Et si des fois elle frissonnait
Elle y croyait, oui elle y croyait
Elle s’imaginait toute ronde d’un enfant
Dans son sein de femme
Dansant une ronde avec tous ses amis
Oubliant ses soucis
Oubliant ses tracas
Souriant, souriant
Des semelles jusqu’aux bas

L’Atalante

L’astre du jour luit
Et sur la terre
Mille funambules
Déambulent
Chercheurs d’or
Ou cascadeurs

Nonchalante
l’Atalante
Dérive au fil de l’ eau

La splendeur des ténèbres
Est le refuge des petits zèbres
Totems et autre sioux
Passagers en toile de fond
Une ville où tout s’agite

Itinérante
l’Atalante
Glisse au fil de l’eau